My love is Loveless…
(Kyo Kara Maou)
Titre : My love is loveless…
Auteur : Ten'shi
Chapitre : Chapitre 01
Genre : G, PG…
Couple : Konrad/Yuri
Disclamer : Yuri et Konrad ne m’appartiennent pas et c’est bien dommage
! Sinon j’aurais de doux projet avec Konrad ^^’’… Bonne lecture ou déprime
c’est au choix ^^’’…
Pensées
L'humeur est parfois révélatrice de
l'écrit...
Regarde-moi !
Que faire ? Que
dire ?
Il est devant moi, rigide, mal à l’aise.
Qu’ai-je dit ? Qu’ai-je fait pour lui inspirer ce sentiment ?
Je ne le sais pas…
Je ne comprends pas…
Mais je vois une chose : Ce visage !
Ce visage qui se détourne de moi…
Ce visage qui évite consciencieusement le mien…
Je me sens perdu…
Et cette tension qui augmente et qui devient pratiquement palpable.
Que faire ?
Une heure, deux
heures venaient de s’écouler dans cette pièce sombre. Pas un bruit pour
rompre ce silence qui était des plus lourd. Pas un geste des personnes
présentes pour soulager cette atmosphère étouffante. Rien si ce n’était
deux êtres qui se fixaient sans réellement se fixer. Deux regards fuyant perdus
dans une scène qu’aucun des deux protagonistes n’avaient voulue.
Pourtant tout avait bien commencé. Yuri avait rejoint Konrad comme tous les
matins pour faire leur petit footing. Rien de bien extraordinaire. Tout le
monde au palais avait connaissance de cette rencontre quotidienne. Mais quand
ils étaient tous deux revenus, une chose avait changé. Nul ne savait ce qui
s’était passé. Ils s’étaient tous deux enfermés dans cette pièce et, depuis
tout ce temps, ils étaient rester immobiles, à se toiser du regard, sans
prononcer la moindre syllabe, sans faire un seul geste…
Je suis perdu, mais pourquoi au juste ?
Perdu devant quelque chose que je ne comprends pas ?
C’est idiot d’être perdu pour cette raison…
Alors pourquoi ?
Je sais pourquoi…
Mais comment l’expliquer ?
Impossible !
On ne peut expliquer ce qui ne peut se dire qu’avec le cœur.
Un mouvement, un tout petit mouvement venait d’être effectué. Ce n’était
pas grand-chose, mais beaucoup en même temps. C’était l’expression de la
volonté d’un être voulant faire avancer les choses. Pour ne plus rester dans ce
mutisme blessant… Pour ne plus, tout simplement, se morfondre dans un noir pas
si rassurant que ça. Le geste était hésitant. Plus que l’homme ne l’aurait cru.
Ce n’était pourtant qu’un pas… Un tout petit pas…
Juste un pas…
Pour comprendre, pour arrêter de m’interroger.
Un pas !
Et faire cesser ce tourbillon de question.
Un pas !
Pour effacer ce qui au plus profond de moi me blesse.
Un pas !
Pour ces deux prunelles noires qui me fuient à chaque fois qu’elles rencontrent
les miennes.
Un pas !
Pour m’excuser et espérer être pardonné.
Un pas !
Pour enfin être nouveau regardé.
Le premier pas fait, l’histoire pouvait recommencer, se tisser à nouveau.
Ils venaient de progresser. L’immobilité avait été vaincue. La discussion
pouvait enfin débuter. Ce n’était pas grand chose me direz-vous, et pourtant,
sans le savoir, ils venaient de faire le plus gros. Car le pas avait entraîné
un autre pas, suivit d’un autre. En même temps, les deux prunelles noires,
fuyantes s’étaient relevées un instant. Elles étaient étrangement humides mais
également remplies de surprise. Or, elles ne fuyaient plus, elles fixaient
cette ombre qui venait à elles. Sans bouger, sans chercher à les éviter. Elles
la regardaient juste venir. Rien de plus, rien de moins.
Bien sûr, la certitude n’était pas de mise. Comment aurait-elle pu l’être aussi
vite ? Cela était impossible. Mais la confiance était toujours présente,
même si des doutes étaient venus la corrompre, elle restait monnaie courante
sur dans cet entretien. Entretien qui, qui sait, entamerait un nouveau chapitre
dans cette histoire sombre et mystérieuse. Mais cela, seul l’avenir pourrait le
dire…
Une main hésitante se leva. Un souffle nerveux était de plus en plus présent.
Comme il est parfois compliqué de dire un simple mot ! Mais il était nécessaire
de dire ce mot. L’homme en était convaincu. Il le savait, comme il savait que
cette situation était douloureuse. Comme il savait que certains mots n’auraient
jamais du être exprimer !
« - Yuri… »
Un simple regard, je ne demande rien de plus.
Montres-moi que je peux continuer !
Montres-moi que cette histoire ne changera rien entre nous…
Regardes-moi !
Sondes mon âme et réponds-moi !
« - Nous devons parler ! »
Parler ? Oui, ils le devaient ! Au moins rompre cet abcès qui prenait
de la grosseur. Avant que ce dernier ne soit fatal. C’était une évidence mais
une évidence pas si facile que cela à accepter. Il était étrange de voir que de
petits évènements pouvaient parfois plus être compliqués à gérer que de grands
évènements. Comme quoi les certitudes ne sont parfois souvent pas suffisantes
pour avancer !
Accepte !
Acquiesces !
Ne fuis pas !
Par pitié, ne me fuis pas !
« - Parler de quoi ? Je crois que tu m’as tout dit !
N’est-ce pas ? »
Il a accepté !
Mais à quel prix !
Comme ses mots sont froids !
Comme sa rage est perceptible !
Comme je regrette…
Oui ! Je regrette !!
« - Ne dis pas ça ! Tu sais bien que ce n’est pas vrai… Je sais
que tu connais la vérité… que… »
« - Que je sais la vérité ? Quelle vérité ? Ou plutôt quel
mensonge ? Mais je suis idiot ! C’est vrai ! Comment j’ai pu
croire qu’il en serait autrement ! Franchement ! Il doit être temps
pour moi de grandir un peu et d’arrêter de croire aux contes de
Fée ! »
Yuri s’était montré froid. Il avait même coupé la parole à Konrad. L’enfant roi
prenait de l’assurance ou perdait foi en lui. Cela dépendait du point de vue
dans lequel on se plaçait. Mais il venait de s’affirmer. De dire une pensée qui
le hantait. Pourtant les mots étaient douloureux. Comme il aurait voulut
effacer cette maudite discussion ! Pourquoi le Maou n’avait-il pas ce
pouvoir ? Tout aurait été si simple avec ça ! Non ! En
fait ! La mémoire resterait ! Sa mémoire resterait ! Donc la
douleur serait toujours la même… La seule solution serait donc d’oublier. Mais
comment alors qu’il croisait la personne concernée tous les jours ?
Une main s’éleva ! Une volonté de serrer un être cher dans ses bras était
visible ! Pourtant, oui, pourtant, la main resta en suspend, puis elle
revint se poser le long d’un corps, immobile, soucieux, mais toujours aussi
fier. L’homme savait que le geste serait mal accueillit ! Que cela
envenimerait la situation ! Et ils n’avaient pas besoin de ça… La
situation était déjà assez compliquée comme cela…
Et ce regard qui le fuyait de nouveau. Encore une fois ! C’était toujours
aussi douloureux ! Veiller sur une personne chère, l’aimer… Tout cela n’étaient
pas si simple à faire quand les souvenirs et le cœur venaient s’en mêler.
Konrad venait de l’apprendre à ses dépends. Et Yuri… lui… découvrait que le
cœur était une arme mais surtout une faiblesse. Qu’il fallait l’endurcir pour
ne plus souffrir… Qu’il fallait l’endurcir juste pour avancer.
« - Nous nous sommes tout dit ? »
Non !
Il y a tant de chose que je dois encore te dire !
Mais comment le faire si tu ne me regardes plus jamais ?
Est-il trop tard pour recommencer depuis le début ?
Effacer d’un trait ce qui vient de se passer ?
Oublier, occulter pour ne plus souffrir ?
Juste pour revoir ton regard !
Juste pour que tu me vois enfin !
Juste pour revoir ce simple regard joyeux de toi !
« - Nous nous sommes tout dit Majesté ! »
Konrad tourna lentement sur lui-même. Jamais il n’aurait songé vivre ça un
jour. Avec ce garçon… Ce garçon à qui il avait donné son prénom… Ce garçon sur
lequel il s’était juré de veiller. Et tout cela pour une déclaration arrivée au
mauvais moment… Tout cela à cause d’une réaction non voulue… Tout à cause d’une
peur ancestrale de l’inconnu ? L’homme est parfois imaginatif et d’autre
fois buté. Ce jour là… Pendant ce footing… Konrad
s’était montré buté comme jamais… Et il le regrettait, car ce n’était pas ce
que son cœur lui criait.
Un pas !
Un simple pas aurait suffit pour ne pas vivre cela…
Un mot !
Un simple mot aurait tout changé !
Mais comment faire ce pas ?
Comment dire ce mot ?
Quand son cœur et son âme ne sont pas prêts à les accepter ?
Konrad s’éloigna… Inéluctablement, sans hésitation, il s’éloigna. Que faire
d’autre ? Il ne comprenait pas lui-même ce qui venait de se passer. Tout
cela semblait si irréel ! Il y avait quelques heures de cela, ils
courraient tous deux, heureux tout simplement et, la minute d’après, c’était un
vrai chaos ! La souffrance et la colère leur avaient rendu visite. Bien
sûr, il aurait pu s’excuser ! Mais à quoi cela aurait-il servit ? Les
mots avaient déjà été dits ! Il était inutile de regretter quand le mal
était déjà fait, puisque cela ne ferait que compliquer la situation. Partir
restait donc la meilleure solution…
Yuri… lui… resta immobile ! Le regard posé sur le sol ! Pourrait-il,
rien qu’une fois, oser regarder à nouveau cet homme ? Il ne le savait
pas ! Ce qu’il savait, c’est qu’il souffrait ! Il souffrait comme
jamais ! Il ne comprenait pas, si au contraire, il comprenait trop bien
pourquoi ! C’était pour cela que son regard restait fuyant ! C’était
pour cela alors que Konrad s’éloignait, il gardait désespérément son regard au
sol.
Deux cœurs, deux âmes s’éloignaient. A cause d’un mot ? Mais quel
était-il ? Nul ne le savait ! Si ce n’était ces deux êtres qui se
fuyaient. Un du regard, l’autre de la pièce. Mais le résultat restait le même.
Cela les conduisait à la séparation ! Mais pourquoi maintenant ?
Pourquoi cette tension ? Et surtout pourquoi cette douleur dans ces deux
cœurs ?
L’existence est faite de décisions ! Parfois elles sont bonnes, parfois
elles sont catastrophiques. Il en sera toujours ainsi ! Mais Il faut être
capable de les assumer ! Il faut être capable d’aller de l’avant ! Il
faut juste être capable d’avancer ! Reculer n’avance à rien ! Tout
comme regretter ! Avancer reste le seul chemin possible ! Si l’on
veut, pour le bonheur de l’autre, pour son propre bonheur, retrouver quelque
chose de perdu ! Et c’est justement cette décision d’avancer qui un jour
changera des choses que l’on pensait impossible à changer… Et qui sait ?
Peut-être que ce regard fuyant se reposera enfin sur quelque chose et que la
joie y sera au lieu de la tristesse…
Je ne demanderai rien !
Je ne souhaite plus rien !
J’accepte mon erreur !
J’accepte ta rancœur !
Mais je demande une seule chose !
Et je la demanderais toujours…
Une porte s’ouvrit ! Une porte se renferma ! Il ne restait plus
que dans cette pièce sombre, un jeune garçon qui fixait le sol ! Des
larmes coulaient sur ses joues pour venir s’écraser sur l’objet de sa vision.
Rien de plus, à part le silence qui l’entourait… Rien de plus que cette
souffrance qui ne faisait qu’augmenter… Rien de plus que la fin d’un rêve… Du
moins comme le pensaient ces deux âmes qui le temps d’un instant, prenaient un
chemin différent…
Regardes-moi !
A suivre…