Titre : Tourmenté
Auteur : val-rafale@club-internet.fr
Série : Saiyuki
Pairing : Gojyô x Hakkaï
Genre : Yaoi / Romance.
Tourmenté
Plusieurs mois s’étaient écoulés depuis que Hakkaï
avait pris la décision de vivre chez Gojyô après avoir eut l’accord de ce
dernier. Depuis qu’il avait rencontré ce jeune homme quelques temps auparavant
dans des circonstances assez dramatiques, le roux s’était attaché à lui. Il
semblait le comprendre, ressentir les mêmes choses que lui, il ne le jugeait
pas. Leurs vies respectives avaient été différentes, c’était certain,
cependant, leurs traumatismes étaient identiques dans un sens. Gojyô ne s’était
jamais trouvé face à une personne comme lui, que ce soit homme ou femme… Hakkaï
était un être exceptionnel. Il avait trouvé en lui un ami fidèle et
bienveillant que le rouquin était bien décidé à garder tant il tenait à lui.
De son côté, le brun faisait en sorte de lui être
utile au mieux en s’occupant, entre autres, des tâches ménagères, Gojyô n’étant
guère doué pour ces choses là. Cela permettait aussi à Hakkaï d’oublier les
douloureux événements qui avaient fait de lui un Youkai. Tous ces meurtres
qu’ils avaient commis sous l’emprise de la colère, par désir de vengeance. A ce
moment là, il ne savait plus ce qu’il faisait. Son humanité avait disparu, seul
l’envie de tuer était là, impossible à contrôler. Le jeune homme avait beau se
dire que c’était le passé, il ne parvenait pas à l’oublier. Même lorsqu’il
était occupé, Hakkaï se remémorait cette époque, dés qu’il se retrouvait sans
travail ou seul, ses souvenirs réapparaissaient plus dur que jamais. Ils
menaçaient à tout moment de le faire sombrer dans la folie. Voire pire…
Ce jour là était un jour comme les autres. Hakkaï
vaquait tranquillement à ses petites occupations sous le regard de Gojyô affalé
sur une chaise, cigarette entre les lèvres, observant son ami qui passait la
serpillière pour la énième fois de la semaine.
-
Hakkaï ! Arrête-moi si je me trompe,
mais tu n’aurais pas déjà fait ça hier ? » demanda-t-il sereinement.
L’interpellé s’arrêta aussitôt pour observer son
compagnon. Il lui dédia un grand sourire comme il le faisait toujours, masquant
ainsi ce qu’il ressentait réellement.
-
Si mais je n’ai rien d’autre à faire, alors
il faut bien que je m’occupe. » répondit-il doucement en penchant
légèrement la tête sur le côté. « Et puis, il faut passer la serpillière
tous les jours. Ca permet de garder une maison toujours propre. »
-
Mais si tu continues, tu vas finir par user
le sol. » fit remarquer l’homme aux cheveux rouges.
Hakkaï émit un petit rire mais ne répliqua pas,
connaissant très bien son ami. Il savait que cela ne le gênait pas de vivre
dans une maison où le ménage était rarement fait. Enfin, c’était surtout plus
par manque de courage qu’autre chose. Par conséquent, le brun qui s’arrangeait
pour garder les lieux propres, se sentait plus qu’utile aux côtés de Gojyô. Ce
sentiment, il en avait grandement besoin.
Une fois le ménage terminé, Hakkaï saisit un panier
puis se dirigea vers la porte. Il l’ouvrit prêt à partir mais un bruit de
chaise attira son attention. Il se tourna vers Gojyô qui venait de se lever
alors brusquement, se demandant certainement où se rendait son compagnon.
-
Où vas-tu ? » demanda-t-il
curieux.
-
J’ai vu que le frigo était presque vide.
Alors je vais faire quelques courses au village. » expliqua calmement
Hakkaï en souriant encore. « D’ailleurs, ce n’est guère surprenant quand
on sait que Gokû est passé par là hier. »
Gojyô posa une main sur sa taille en entendant
parler de la visite qu’ils avaient eut la veille. Un grognement lui échappa.
C’était toujours la même chose dès que Sanzô venait. Il fallait qu’il amène le
singe avec lui et à chaque fois, celui-ci dévorait ses réserves de nourriture.
Comme si il n’avait pas manger pendant des siècles et qu’il essayait de
rattraper son retard…
-
Ce satané singe… Un véritable estomac sur
patte… » grogna-t-il faussement fâché en se rasseyant sur sa chaise.
-
Je le trouve attachant. » déclara
Hakkaï tout sourire. « Pas toi ? »
Gojyô ne répondit pas. Il n’en avait pas besoin,
son ami savait très bien ce qu’il pensait du petit. Il se disputait sans cesse
avec lui et se bagarrait de temps à autre, mais au fond, il l’adorait. Son
petit côté innocent était mignon malgré tout. Gojyô bascula la tête en arrière,
regardant le plafond en soufflant un nuage de fumée.
Hakkaï le fixa, un fin sourire étirant ses
lèvres. Son ami passait pour un mauvais garçon, séducteur, semblant se moquer
des autres, mais la réalité était tout autre. C’était un homme bien et… Il le
trouvait si beau lorsqu’il prenait cet air légèrement rêveur. Le brun devait avouer que le rouquin lui
plaisait énormément et ce depuis leur première rencontre. Son humour, sa
gentillesse masquée l’avait de suite touché en plein cœur. Hélas, Hakkaï savait
que rien n’était possible entre eux. Gojyô aimait les femmes et il le répétait
assez souvent. Il devait avouer que ce fait était particulièrement douloureux.
Ce n’était pas facile de vivre avec que l’on aime sans avoir la possibilité de
le toucher ou de sentir ses mains sur son corps, cependant, le brun s’était
fait une raison. Il poussa un long soupir puis se tourna vers la sortie.
-
A tout à l’heure, Gojyô. Je n’en ai pas pour
longtemps. » fit-il soudainement en ouvrant la porte.
-
Attends, je viens avec toi. » décida le
plus âgé en quittant sa chaise.
Hakkaï fut quelque peu surpris par la décision de
son ami. Il le fixa, penchant doucement la tête sur le côté. C’était gentil de
vouloir venir mais il ne fallait pas non plus qu’il se sente forcé de le faire.
Le brun pouvait très bien y aller seul, cela ne le gênait pas…
-
Tu n’es pas obligé, tu sais. » fit-il
ne voulant pas dérangé son compagnon.
-
Je sais mais ça ne me fera pas de mal de
sortir un peu. » répondit le roux en s’étirant. « A moins que cela ne
te dérange ? »
-
Non, pas du tout ! » déclara le
brun en souriant. « Au contraire ! Tu peux venir ! »
Le rouquin sourit doucement tout en s’approchant de
lui. Il saisit alors le panier, frôlant doucement la main de son compagnon, le
faisant légèrement rougir. Mais Hakkaï baissa les yeux pour le cacher. Sans un
mot, les deux hommes sortirent du petit appartement et prirent la direction du
village.
Alors qu’ils marchaient, Gojyô commença à observer
son ami du coin de l’oeil. Il était toujours souriant et semblait heureux de
vivre. Mais l’aîné savait pertinemment que ce n’était qu’une façade, un masque pour
cacher son traumatisme. Cela faisait quelques jours maintenant qu’il avait un
étrange pressentiment. Il avait l’impression que malgré les apparences, son ami
allait très mal et il devait avouer que ça l’inquiétait. Gojyô craignait de
perdre le jeune homme. Si une telle chose devait arriver, il ne s’en remettrait
pas, il en était certain. Il tenait tellement à lui, plus qu’à sa propre vie…
Il aurait aimé le lui dire, hélas il ignorait comme le faire sans l’effrayer.
Soudain, Hakkaï sentit le regard de son compagnon
sur lui. Son sourire s’effaça légèrement alors qu’il le fixait, se demandant ce
qu’il avait.
-
Qu’y a-t-il ? » demanda-t-il
intrigué.
-
Rien. » répondit le roux en regardant
devant lui.
-
Rien ? Alors pourquoi me regardes-tu
comme ça ? » questionna Hakkaï en souriant à nouveau.
Gojyô s’arrêta, observant avec le plus grand
sérieux son ami qui l’avait imité. Ce dernier commençait à se poser pas mal de
questions sur l’attitude du rouquin. Le voir aussi sérieux était rare, cela
signifiait généralement qu’il cachait quelque chose. Il lui restait à savoir
quoi ? Hakkaï, inquiet, prit à son tour un air plus sérieux.
-
Gojyô ? Qu’est-ce que tu as ? »
demanda-t-il soucieux.
-
C’est plutôt moi qui devrait te poser la question. »
rétorqua le plus âgé en fronçant les sourcils.
Hakkaï haussa un sourcil puis lui dédia un grand
sourire. Il commençait à comprendre ce qu’il avait. Il ne savait pas comment,
mais Gojyô devait avoir remarqué ce mal être qui le hantait depuis quelques
temps. Cela semblait l’inquiéter, chose que le brun aurait préféré éviter. Il
ne voulait pas que le rouquin se fasse du souci pour lui. Le plus jeune pencha
doucement la tête sur le côté, faisant comme si de rien n’était.
-
Que veux tu que je te dise ? Tout va
bien. » fit-il innocemment.
-
Tu ne me feras pas croire ça. »
répliqua durement Gojyô. « Je vois bien que quelque chose te
tracasse ! »
-
Qu’est-ce qui te fais penser
cela ? » interrogea le cadet calmement.
-
Je ne sais pas… » avoua le roux dans un
murmure. « C’est une impression que j’ai. »
Le brun détourna le regard, perdant à nouveau son
sourire. Cela l’embarrassait d’inquiéter autant son ami. Il n’aimait pas ça
mais plus que tout, il n’aimait pas qu’on lise en lui ainsi. Si il avait
remarqué son malaise, avait-il aussi vu les sentiments qu’il lui portait ?
Il l’ignorait… Si tel était le cas, il craignait sa réaction.
-
Hakkaï… » appela doucement le roux le
ramenant par la même occasion à la réalité. « Je ne me suis pas trompé
n’est-ce pas ? »
-
Allons-nous asseoir, veux-tu ? »
proposa Hakkaï calmement en le fixant à nouveau avec sérieux. « Je vais
tout te raconter. »
Gojyô répondit d’un signe de la tête puis suivit
son compagnon. Ils quittèrent le chemin qui devait les mener au village et
s’enfoncèrent un peu en forêt avant de s’arrêter près d’une rivière. Hakkaï
s’installa sur l’herbe verte, aussitôt imité par son ami. Ils restèrent un
instant silencieux mais finalement, l’aîné fixa son cadet avec sérieux.
-
Vas-y, je t’écoute. » fit-il avec
douceur pour ne pas le brusquer. « Raconte-moi ce qui ne va pas… »
Hakkaï prit une profonde inspiration, réfléchissant
à la façon dont il allait lui parler de ce qu’il ressentait en ce moment, de
ces meurtres qui ne cessaient de le hanter. Il ne voulait pas trop l’inquiéter
pour cela, il ne devait pas trop dramatiser la chose. Après tout, avec le
temps, il finirait peut être par oublier ou du moins il apprendrait à vivre
avec cela. Mais il en doutait…
Le brun soupira doucement en relevant les yeux,
observant le cours d’eau. Il porta ensuite son attention sur son ami.
-
En fait, je n’arrive pas à oublier ce qui
s’est produit il y a plusieurs mois de ça. » révéla-t-il le plus calmement
possible. « Je parle du massacre que j’ai commis… »
-
C’est normal… » lui confia sereinement Gojyô.
« Tu n’oublieras certainement jamais ce qui s’est passé. Personne ne le
pourrait… »
-
Je sais mais… Ca me ronge tellement… »
avoua Hakkaï en ramenant ses genoux contre son torse. « J’ai l’impression
de plonger doucement dans la folie. Je ne peux pas faire un pas sans avoir
l’impression de me trouver face à face avec un cadavre mutilé. Dès que je suis
seul… Dès que je cherche un peu de repos… Toutes ces images réapparaissent. »
-
C’est pour cela que tu ne restes jamais sans
activité à la maison… » affirma le rouquin en soupirant. « Tu aurais
dû m’en parler plus tôt… Mais tu n’as pas voulu m’embêter avec ça, j’en suis
certain… Cependant je suis ton ami… Je suis là aussi pour t’aider quand ça va
mal… Ne l’oublie pas… »
Le brun lui dédia un sourire puis baissa les yeux à
nouveau. Il était touché par l’attention que lui portait Gojyô. Il devait
avouer que cela lui faisait chaud au cœur et avoir quelqu’un sur qui se reposer
n’était pas désagréable, loin de là.
-
Tu as l’air si fatigué… » lui fit
remarquer le rouquin en caressant doucement la joue de son ami.
Hakkaï sursauta imperceptiblement à ce contact mais
resta sur place sans bouger, ne voulant pas que le roux se rende compte du
trouble qui l’habitait dès qu’il était en sa présence. Il tenait encore à lui
cacher ses sentiments, de moins tant qu’il ne les avait pas remarqués. Le brun
soupira légèrement.
-
Je ne dors pas très bien. » avoua-t-il
le plus calmement possible. « Dès que je ferme les yeux, ils sont là. Dès
que je m’endors, je les vois en rêve. »
-
A ce niveau, ça s’appelle un cauchemar. »
répliqua Gojyô en ricanant. « En tout cas, je comprends pourquoi tu as
l’impression de sombrer dans la folie. N’importe qui à ta place serait déjà
devenu fou. Mais toi, tu tiens le coup. Tu n’en as pas l’air mais tu as une
force de caractère exceptionnel. »
Hakkaï baissa les yeux en soupirant à nouveau.
C’était gentil de son ami de tenter de lui remonter ainsi le moral. Mais était-il
si fort que cela ? Il en doutait… Si il l’avait été, il serait capable
d’accepter ses crimes. Ce n’était pas le cas. Pourtant, il ne devait pas avoir
de regret… Après tout ces monstres avaient enlevé et violé sa sœur bien aimée,
c’était pour la sauver qu’il avait agi ainsi. Inutilement… Hélas…
Le brun ferma un instant les yeux, tentant de
chasser ces images qui revenait le hanter à nouveau. Quand il les rouvrit, ce
fut pour poser son regard sur la rivière.
-
Combien de temps vais je réussir à
tenir ? » demanda-t-il tristement.
-
Toute ta vie. » répondit Gojyô en
souriant, posant une main sur son épaule. « J’en suis certain. »
-
Elle risque d’être très courte. »
rétorqua Hakkaï en ricanant nerveusement.
-
Tu n’as pas le droit de penser ça. Aurais-tu
déjà oublié ce que Sanzô t’as dit ? » interrogea sérieusement l’aîné.
-
Non, mais…
-
Il n’y a pas de « mais » ! »
coupa le rouquin l’air grave. « Je ferai en sorte que tu restes en vie.
Contre ton gré s’il le faut. A partir d’aujourd’hui, je ne te laisserai
plus seul. »
Hakkaï haussa un sourcil puis sourit doucement. Son
compagnon semblait plus que décidé à l’aider. C’était vraiment très gentil à
lui. Hélas, il allait aussi devenir tout ce qu’il se refusait d’être, un
fardeau, un poids mort pour lui… Le brun baissa à nouveau les yeux en souriant
doucement.
-
Ne t’embête pas pour moi… » répondit-il
doucement. « Je ne veux pas non plus te déranger. »
-
Vas-tu cesser de dire n’importe quoi ? »
questionna le roux en donnant un petit coup derrière la tête de son ami.
-
Mais… » protesta le brun en posant une
main derrière sa tête, quelque peu surpris.
-
Silence, ou je te fais taire à ma
façon ! » menaça Gojyô l’air faussement sérieux.
-
Je demande à voir ! » répliqua le
cadet en ricanant.
Gojyô le saisit brusquement par le menton afin de
l’obliger à tourner la tête vers lui. Sans lui laisser le temps de réagir, il
s’empara de ses lèvres. Hakkaï ouvrit de grands yeux surpris en sentant ce
contact. Il avait un peu de mal à croire ce qui se passait. Son ami, l’homme
dont il était secrètement amoureux, l’embrassait. Cela ne pouvait pas être
réel… C’était certainement un rêve…
Après un court instant, le rouquin sépara leurs
lèvres, laissant son compagnon sans voix, les yeux grands ouverts. Gojyô agita
une main devant le regard de son ami pour le ramener à la réalité. Lorsque ce
fut fait, le brun rougit immédiatement, baissant les yeux en caressant ses
lèvres.
-
Je n’ai pas rêvé… » murmura-t-il encore
sous le coup de la surprise. « Tu m’as embrassé… »
Le rouquin répondit par un simple signe de la tête
en souriant. Visiblement son ami ne semblait pas s’attendre à cette réaction de
sa part. Cela lui avait fait oublier ces crimes qui le hantaient. En même
temps, Gojyô en avait profité pour tenter de lui montrer ce qu’il ressentait
pour lui. Avait-il compris ? Il le souhaitait du fond du coeur. Il
espérait aussi que son compagnon ne le fuirait pas…
Hakkaï avait encore un peu de mal à réaliser ce qui
venait de se passer. Un baiser de son compagnon était une chose qu’il ne
pensait pas non plus recevoir un jour. Il en était heureux mais aussi
particulièrement troublé. Il ne savait ce que cela signifiait. Gojyô
éprouvait-il des sentiments plus forts que l’amitié pour lui ? Il
l’ignorait… Mais il avait envie de le savoir. Qui ne le désirerait pas à sa place ?
Le brun releva timidement les yeux, fixant son ami.
-
Gojyô… » fit-il d’une voix mal assurée.
« Ce baiser… »
-
Ca fait longtemps que j’avais envie de le
faire… » coupa le rouquin comprenant les doutes de son ami. « Mais je
n’en ai jamais eu le courage. Et puis je ne savais pas comment te le dire. Un
séducteur intimidé, on aura tout vu… »
Hakkaï baissa les yeux puis ricana doucement à
cette dernière réflexion. Il se sentait étrangement bien, rassuré aussi. Ses
sentiments n’étaient pas à sens unique, comme venait de lui faire comprendre
son ami. Bizarrement, le brun avait l’impression de voir l’avenir et la vie
surtout sous un autre angle. Tout, la mort de sa sœur, ses crimes, semblait
brusquement plus facile à accepter tout en restant très ancrés en lui. Il
devait rêver…
Une main posée sur son épaule le ramena brusquement
à la réalité. Il observa Gojyô qui lui souriait doucement. Il sentit ensuite à
nouveau ce contact si doux sur ses lèvres, celles de son compagnon, délicates,
tendres… Ce fut très éphémère, rapide mais si agréable. Les deux hommes
s’observèrent intensément.
-
A partir de maintenant, tu ne seras plus
jamais seul… » murmura Gojyô d’une voix douce. « Je resterai toujours
auprès de toi. Je veillerai sur toi et je chasserai ces maudits démons qui te
tourmentent. »
Hakkaï sourit doucement puis enfouit son visage
dans le cou de son compagnon, heureux d’entendre ces paroles. Si c’était un
rêve, il ne voulait plus jamais se réveiller tant ce qu’il ressentait, lui
faisait du bien. Tout ce qui le hantait semblait avoir été balayé, lui
permettant de revivre à nouveau.
Gojyô observa son ami puis entoura le corps du brun
de ses bras afin de le serrer tendrement. Il se jurait au fon de lui de ne jamais
l’abandonner et de toujours le soutenir dans les moments les plus difficiles.
Il savait qu’Hakkaï en ferait de même avec lui.
OWARI.